Tellement de choses à dire et autant de difficulté à les exprimer.
Alors par où commencer ? Peut-être par le fait que je suis plus que fière de lui, et par la même occasion, de moi !
Mais parlons plutôt de lui, puisqu'il a, en plus de mon amour, mon éternelle admiration !
Car l'homme que j'ai trouvé n'est pas un vulgaire quidam, il est mon espoir, ma foi en des jours meilleurs, celui qui me permet de souffler et de respirer.
Il pense et agit déjà comme un époux et un père dévoué, dont l'intérêt principal est le bonheur de ceux qu'il aime quitte à laisser sa propre santé mentale de côté, quand d'autres ne font qu'assumer une vie qu'ils n'ont pas toujours voulue.
Il se relève dans le seul but de me tendre la main pour qu'à mon tour je tienne debout, souffre pour m'épargner et sourit pour me rassurer alors que lui-même a envie de pleurer.
Il en est peu qui agirait de cette façon, à 20 ou même à 30 ans, il en est également qui ne le feront jamais.
Si toutefois il est besoin d'en fournir, il a d'ores et déjà fait ses preuves à mes yeux.
Ce sont ses actes plus que ses mots qui ont su, chaque jour, créer en moi cette faculté, absente jusqu'à présent, consistant à avoir une confiance aveugle en quelqu'un.
Je crois en lui certainement plus que personne et ce au point qu'aucun argument, qu'aucun individu ne saurait m'en faire douter un seul instant.
Trois mois ! Trois mois de « galère » comme jamais de ma vie je n'en avais vécu !
Trois mois, les prolongations en plus !
Parce que rien n'est fini, tout est en cours de « reconstruction ».
Trois mois sans dormir ne serait-ce qu'une seule fois sereinement, trois mois lors desquels les couchers étaient retardés au maximum dans le seul but de ne pas avoir à se réveiller, l'esprit embué de questions sans réponses, trois mois à se demander de quoi sera fait demain, trois mois de soucis, posés presque chaque jour sur papier, afin de trouver une solution à chacun d'entre eux en espérant, plus qu'en y croyant réellement, à un miraculeux changement.
Trois mois à faire seuls des choix qui, dans les deux cas, apporteront un lot considérable de douleur en contrepartie, trois mois à considérer comme luxe le simple fait d'acheter du pain, à mettre de côté, presqu'oublier notre fille au profit de quelque chose de bien plus malsain, « sonnant et trébuchant » !
...
Trois mois de honte, d'épreuves et de tourments connus de nous seuls, car bien sur, notre situation nous intime de nous assumer sur tous les plans de notre vie.
Demander de l'aide occasionnerait autant de désagréments moraux que de se taire et donnerait du grain à moudre à ceux qui attendent que l'on tombe pour clamer un démoniaque « On vous l'avait bien dit ! ».
Parce qu'avouer nos échecs, ce serait prendre le risque inconsidéré d'avoir à subir d'innombrables sermons sur notre inaptitude à nous sortir seuls d'une situation difficile et parce qu'il faut bien l'avouer, nous sommes bien conscients de nos erreurs sans toutefois désirer les entendre de la bouche de quelqu'un d'autre.
Souffrir seuls pour s'en sortir seuls ? Soit ! S'il faut en passer par-là !
Et si j'ajoute un « s » alors que je pourrais tout aussi bien m'exprimer en généralisant, c'est parce qu'à aucun moment il ne m'a abandonné et que, j'en suis intimement convaincue, il ne le fera jamais !
Laissons faire, laissons dire, car c'est en continuant de s'aimer qu'on fournira la preuve la plus louable de notre force !
[ La citation du titre est de Groucho Marx ]